De plus en plus de familles chrétiennes se plaignent des cultes du soir qui se terminent à des heures tardives. Ce phénomène, devenu courant dans certaines assemblées, cause de véritables tensions dans les foyers.
Les conducteurs de culte attribuent souvent ces prolongations au Saint-Esprit, affirmant que “c’est Dieu qui agit”. Pourtant, dans la plupart des cas, c’est le conducteur lui-même qui rallonge le programme, au-delà du temps prévu.
Il est vrai qu’un thème spirituel peut donner lieu à plusieurs sous-thèmes développés sur plusieurs heures, mais cela ne devrait pas justifier le non-respect du cadre horaire établi. La bonne organisation dans les choses de Dieu est aussi une marque de maturité spirituelle.
Un manque de discipline dans la gestion du temps
Beaucoup de responsables d’églises attendent que la salle soit à moitié remplie avant de commencer le culte, négligeant ainsi l’heure officielle du début.
Pourtant, quand ces mêmes responsables demandent aux fidèles d’arriver à l’heure, certains font des efforts pour obéir, pendant que d’autres persistent dans leur retard.
Mais lors du culte suivant, le responsable préfère encore attendre que la salle soit bien pleine avant de commencer. Résultat : ceux qui arrivaient ponctuellement se découragent et finissent eux aussi par venir en retard. Cette habitude collective entraîne systématiquement des cultes qui finissent tard dans la nuit.
Dans d’autres églises, à l’inverse, les conducteurs respectent scrupuleusement les horaires. Même s’il n’y a encore personne, ils débutent le culte à l’heure prévue, convaincus que la présence de Dieu est ponctuelle et fidèle.
“Que tout se fasse convenablement et avec ordre.” — 1 Corinthiens 14:40
Des conséquences spirituelles et familiales
Ces retards prolongés ne sont pas sans conséquences. Dans plusieurs foyers, la fin tardive des cultes est devenue une source de disputes.
Lorsqu’une femme mariée rentre après 21h au nom du “Saint-Esprit qui agit encore”, cela provoque parfois la colère de son conjoint, surtout s’il n’est pas converti. Certains cas ont même tourné à la violence domestique.
Malgré les plaintes répétées de nombreux fidèles, plusieurs responsables d’églises restent indifférents, accusant les plaignants d’être “charnels” ou “païens”. Ils oublient pourtant que l’Église de Jésus-Christ n’est pas venue pour détruire les foyers, mais pour les affermir dans l’amour et la paix du Christ.
“Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix.” — 1 Corinthiens 14:33
Quand ces mêmes églises se vident peu à peu de leurs fidèles, les responsables crient souvent au “combat spirituel”, alors que le vrai combat à mener est celui de la bonne organisation et du respect de l’ordre divin.
Des exemples parlants
- Maman Davina, membre active d’une assemblée, avait invité Katya, une amie en crise conjugale, à un culte du soir. Le programme, prévu pour se terminer à 19h30, s’est achevé à 21h passées. À son retour à la maison conjugale, Katya a trouvé son mari furieux, l’attendant devant le portail. Sans explication, il l’a frappée et lui a interdit de retourner dans cette église.
- Un jeune étudiant, en pleine période d’examens, a fini par quitter son église parce que les cultes finissaient trop tard. Ses parents, soucieux de ses études, lui reprochaient ses retours nocturnes. Malgré son amour pour Dieu, il devait quitter le culte vers 19h pour éviter des problèmes familiaux.
Conclusion
Le Saint-Esprit n’est pas un Esprit de confusion. Prolonger les cultes sans discernement et sans respect des horaires n’honore pas Dieu, mais crée le désordre dans les foyers et les familles. Il est temps que les responsables spirituels redonnent à la gestion du temps sa valeur sacrée, pour que les familles soient édifiées, et non détruites, par le service de Dieu.
